Lipsett – numero 1 de l’année, selon Alexis Hunot

NOS 10 FILMS PREFERES DE L’ANNEE

ALEXIS HUNOT

Quand je commence à faire mon top pour Culturopoing je réunis sur une feuille tous les films qui m’ont marqué pendant l’année, c’est le plus facile. Après, c’est le jeu et je l’accepte, c’est de mettre par ordre de préférence ces films, et là c’est difficile car il est compliqué de mettre un ordre dans des œuvres qui n’ont parfois rien à voir. Alors en fait de manière très très très subjective je me laisse porter par les souvenirs que j’ai des films ceux qui se retrouvent en tête sont alors ceux qui me marquent le plus encore aujourd’hui et qui dans une certaine mesure ont changé ma vision du cinéma voir de la vie.
1 .Poetry de Chang-Dong Lee avec Jeong-hie Yun /  Les Journaux de Lipsett de Théodore Ushev
Impossible de départager ces deux films. Non pas parce qu’il s’agit de deux films aux formats et aux techniques différentes mais parce qu’ils sont tous les deux habités d’une présence énigmatique et forte, et d’une vision de la vie d’une dureté incroyable à travers laquelle on peut voir une envie de comprendre ce qui nous entoure.

Dans Poetry cette vision est notamment portée par une mise en scène magnifique, un scénario d’une incroyable justesse et d’une grande force, et par une actrice absolument bouleversante dans son rôle Jeong-hie Yun. Elle interprète (le mot est faible, habiter serait plus juste) une femme qui plonge au plus profond d’elle même afin de comprendre grâce à l’Art le monde qui l’entoure et pour essayer d’y trouver un peu d’espoir.

Dans Les Journaux de Lipsett c’est la personnalité d’Arthur Lipsett qui hante le film. Réalisateur ayant travaillé à l’ONF il a réalisé plusieurs courts métrages expérimentaux qui ont marqués des gens comme Stanley Kubrick ou Georges Lucas. Le film ne se base, comme pourrait le laisser croire le titre, sur des écrits de Lipsett mais une partie des dialogues sont tirés de ses films. La réalisation et l’animation de Théodore Ushev sont magnifiques et porte littéralement la folie et le talent de Lipsett”